Le Président du Groupe DMM.com sur les raisons pour lesquelles il investit 10 milliards de yens en Afrique: «Ce que nous voulons, ce n'est pas la capacité de proposer des idées originales, mais plutôt la capacité à agir dans un environnement difficile».

Le Président du Groupe DMM.com, Keishi Kameyama, était autrefois considéré comme un homme d'affaires mystérieux en raison de la disponibilité extrêmement limitée de son profil sur les médias. Maintenant, il a délibérément augmenté son exposition médiatique.

"Nous ne faisons pas d'injections de capitaux pour de simples participations de 5 ou 10%, parce que je pense que si nous voulons faire une affaire avec quelqu'un, nous devons nous engager fermement et totalement à être ensemble dans tous les sens du mot. Même au cas où vous recherchez chez nous un contrat de sponsoring, nous préférerions prendre en charge l'ensemble du projet: car notre credo est de prendre le contrôle du projet dans son entièreté."

Du 14 au 16 octobre 2016, un événement de simulation d'expérience d’une start-up a eu lieu à Tokyo pendant trois jours.
"Startup Weekend Tokyo Afrique sponsorisé par DMM.Africa". Lors du lancement de cet événement, le Président de DMM.com, Keishi Kameyama, a prononcé le discours d'ouverture.

Très abordable, il a répondu d'une manière originale à une variété de questions des participants, tout en évoquant parfois des blagues et des rires.

Investir 10 milliards de yens sur cinq ans en Afrique:

Pour Startup Weekend, ceci était le premier événement sur le thème "Afrique"

"Créer une entreprise en 54 heures". Tel est précisément le concept de cet événement.
Les participants ont 54 heures. Pendant ce temps, ils réalisent ce qui suit:
la présentation d'idées qui deviendraient le noyau de leur esprit d'entreprise, le recrutement d'autres participants, des études de marché, des évaluations de modèles d'affaires, la présentation finale, et recevoir des critiques d'experts en la matière.

En tant qu'organisation, Startup Weekend est une plate-forme de soutien aux entrepreneurs qui héberge ces événements à raison d'un emplacement par semaine, faisant le tour du monde. Cependant, pour cet événement particulier, le thème était celui qui n'avait jamais été abordé auparavant: pour la première fois, l'événement se focalisait spécifiquement sur "l'Afrique". En plus, la compagnie derrière tout cet exploit - celle qui avait fourni tout le soutien et le sponsoring - n’était autre que le Groupe DMM.com connu pour avoir lancé des projets d'investissement en Afrique l'année dernière. En gros, DMM évolue dans l’IT, notamment dans le domaine du change en ligne, de la distribution de contenu vidéo sur internet, des activités de vente par correspondance, l'apprentissage en ligne de l’anglais, parmi une large variété d'autres services, y compris les jeux sociaux en ligne.

Après le lancement de son projet Afrique, DMM.com avait annoncé publiquement son engagement à «investir 10 milliards de yens en Afrique au cours des cinq prochaines années» et avait entamé son processus de recrutement en même temps. DMM et ses partenaires avaient pu réaliser avec succès l'organisation ainsi que le parrainage d’une série de concours d'affaires localement en Afrique dénommée «Africa Business Idea Cup (ABIC)» qui a eu lieu dans cinq pays d'Afrique de l'Est. Tirant profit de ce succès, ils avaient évalué activement un large éventail des futures activités commerciales de base pour l'Afrique; en fournissant un soutien aux événements locaux tels que ABIC 2016 dont les retombées continuent d'aider dans cette recherche.

Mais pourquoi se concentrer sur l'Afrique maintenant? Et quel genre d'entreprises paraissent prometteuses et dignes d’y mettre de l'argent et du temps? J'ai eu la chance d’interviewer directement M. Kameyama, le Président du Groupe DMM.com en personne. En voici l'extrait:

Q:
Pour commencer, pourquoi, de tous les endroits, vous êtes-vous intéressé à faire des affaires en Afrique?

R:
Je suis allé en voyage en Afrique pendant environ un mois. Là-bas, j'ai rencontré des locaux ainsi que des Japonais qui essayaient de mettre en place de projets d'entreprises sur place. Instinctivement, j’ai senti qu'il y avait une abondance de possibilités inexploitées et un potentiel énorme là-bas, beaucoup plus important qu’en Asie même. Immédiatement après mon retour au Japon, j'ai envoyé un courriel à tous les employés de mon entreprise pour leur dire: «Les gens qui veulent aller en Afrique, réunissez-vous!»

Q:
Environ combien de personnes aviez-vous rassemblé au départ?

R:
Environ 10 personnes! Je leur ai remis à chacun une enveloppe contenant 1 million de yens, et leur ai dit: «Avec ça, allez en Afrique, et revenez si vous n’en possédez plus rien!». Je leur ai dit juste certaines choses telles que de ne pas voyager en groupes mais plutôt de décider par eux-mêmes du pays où aller individuellement et, si possible, de choisir un endroit qui est perçu comme plutôt dangereux et moins exploré. C'est parce que je sens que moins l'endroit est pénétré, moins de concurrence et plus d'opportunités il y a.

Le premier revenu de DMM.Africa a été de 50.000 yens

Donc, tout le monde que j'ai envoyé initialement en voyage d’affaires a terminé sa mission initiale et est revenu. Ils ont utilisé les 1 million de yens, mais les différentes propositions d'affaires qu'ils ont pu ramener de ces voyages n'étaient pas tout à fait à la hauteur de mes attentes. Ils ont par contre contribué à trouver plus d'idées. Cependant, aucune d'elles n'était quelque chose dans laquelle je voulais investir.

J'ai donc renvoyé environ la moitié des membres du voyage dans leurs départements d'origine. J'ai ensuite recruté des personnes extérieures à l'entreprise, annonçant: "Je vais créer la Division Afrique à DMM!" Des demandes d’emploi sont arrivées rapidement (jusqu'à environ 380 personnes au moment de la rédaction de cet article). Maintenant, nous avons une équipe en place d'environ 25 personnes au total, y compris des personnes venant d'endroits comme l'Afrique, la France et plus encore.

Q:
Chez DMM, vous avez annoncé que vous alliez investir 10 milliards de yens dans les cinq prochaines années en Afrique. Après environ un an et demi du lancement, quels sont les secteurs d'activité qui vous intéressent?

R:
Le secteur que je trouve le plus intéressant jusqu'ici est celui des paiements électroniques. Il y a d'autres idées qui vont de l'énergie solaire à la boulangerie et plus encore. Mais aucune autre idée n'est parvenue au stade de discussion sur des chiffres précis.
La division des affaires liées à l’Afrique est également appelée à générer une grande quantité de revenus. L'autre jour, le premier chiffre d'affaires de la division enregistré - après avoir fourni un service de conseil en affaires à une société cliente japonaise - était d’environ 50.000 yens. On s’est dit «Première vente encaissée!» Mais pour avoir une vision plus objective des choses, à ce stade, l'investissement prévu de 10 milliards de yens n’a rapporté que 50.000 yens (***rires***). En ce moment, le flux d'argent va principalement aux coûts de main-d'œuvre mensuels sortants.

Q:
Les paiements électroniques; quelles sont les choses que vous trouvez attrayantes dans l'affaire?

R:
En Afrique, les activités de base comme la banque et la finance sont encore faibles. Les devises sous-jacentes elles-mêmes provoquent parfois une inflation considérable, et il existe aussi des régions où les gens n'ont pas de compte d'épargne. Cependant, ces marchés sont en réalité bien placés pour accueillir des nouveautés comme l'argent mobile (mobile money) et les voir se développer, peut-être même plus vite que des endroits comme le Japon.
Par exemple, les téléphones mobiles se propagent plus rapidement dans les pays où les téléphones fixes n'étaient pas disponibles en premier lieu. Les paiements électroniques et les services monétaires sont un cas similaire. Donc, être absent sur le terrain signifierait qu'il n'y a pas de conflit avec des acteurs qui sont déjà sur place, possédant de droits et d'intérêts acquis. Ainsi, des innovations technologiques comme les drones pourraient voir un taux d'adoption plus rapide en Afrique qu'au Japon. La terre est vaste, les gratte-ciels de sont rares et aucune réglementation stricte n'est encore en place.

Q:
Quand pensez-vous disposer de sources de revenus à part entière pour votre activité en Afrique?

R:
Je ne sais pas encore... Peut-être qu'au début de l'année prochaine je pourrais vous en dire plus. En ce moment, il n'y a rien de suffisamment présentable que je puisse partager avec vous tout de suite.

Les jeunes d'Afrique créent des entreprises "par nécessité"

Q:
En ce qui concerne l'échelle de votre équipe, prévoyez-vous de l'étendre à l'avenir?

R:
Parce que nous sommes à un stade de développement des affaires «de zéro à un», nous n'avons pas besoin de beaucoup de personnel à ce niveau. En réalité, les personnes qui peuvent vraiment franchir la phase dite «de zéro à dix» sont environ 2 ou 3 personnes sur 25. Les personnes qui conviennent à une phase de développement des affaires de «un à dix» sont également importantes. Cependant, pour l’instant, il n'y a aucune entreprise commerciale qui marche à laquelle allouer des ressources humaines supplémentaires. Une fois que les activités de base gagneront du terrain, je souhaiterais recruter plus de personnes, mais de préférence localement en Afrique plutôt qu'au Japon. Nous pourrions fournir une formation et une éducation qui leurs conviennent comme au Japon. Mais envoyer simplement un grand nombre de personnes du Japon ne serait pas bien accueilli par les locaux en Afrique.

Q:
Trouvez-vous les jeunes en Afrique plus entreprenants qu'au Japon?

R:
Je pense que les gens y font de l'entrepreneuriat «par nécessité», plutôt que parce qu'ils le veulent tout simplement. D’une part, pour les diplômés des universités africaines et les jeunes qui ont eu la chance d’étudier à l'étranger, il n'y a pas beaucoup d’opportunités d'emploi intéressantes sur place. D’autre part, à mon avis, les gens qui ont été exposés à des services et infrastructures à l'étranger se disent: «C'était pratique là-bas, mais ce n'est pas la même chose dans mon pays… Et personne ne fournit tel produit ou service; alors pourquoi ne pas le faire moi-même…?»
Chez DMM.com, nous voulons faire progresser les entreprises africaines qui sont étroitement alignées avec les aspirations et les cultures des gens qui sont localement intégrés en Afrique. Je pense qu'il est utile de participer à des activités impliquant des gouvernements et des agences locales, mais je préférerais m'impliquer dans des entreprises dont les modèles sont plus durables et ne disparaissent pas en raison de leur fort attachement à un certain régime gouvernemental, etc. Nous voulons nous engager dans des projets où les gens diront: "ce serait vraiment pratique de pouvoir accéder à tel produit ou service..."

Q:
Sans vous limiter à vos entreprises en Afrique, en ce qui concerne le démarrage de nouvelles entreprises en général, quelles sont vos attentes par rapport à vos ressources internes (principalement vos employés) ainsi qu'à des ressources externes telles que d'autres start-ups?

R:
En ce qui concerne les projets en Afrique, je m'attends à ce que les gens d'Afrique soient le principal moteur de la réussite des start-ups. Je ne rencontre pas beaucoup de Japonais qui abandonnent leur chemin pour choisir l'Afrique parmi tous les autres endroits pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Récemment, dans la plupart des cas, les tentatives de création d'entreprise tournent autour de l'informatique (IT), mais dans ce cas pour s’installer à l'étranger, des endroits comme la Silicon Valley ou la Chine seraient des choix plus judicieux.
Tout d'abord, il convient de noter que dans les secteurs non-IT, il n'y a pratiquement pas de terrain vide pour que les start-ups puissent s’épanouir au Japon. Il n'y a presque personne qui investirait de l'argent dans des jeunes sans expérience qui veulent lancer des projets d'architecture ou une entreprise de nouilles japonaises (ramen). Mais l'Afrique est différente. Il n'y a pas d'infrastructures déjà en place, comme des «konbini» (sortes d’épiceries ou commerces de proximité) devenus la norme partout au Japon. Les entreprises de logistique doivent également être construites, ce qui signifie qu'il y a de la place pour la croissance et l'accès dans presque tous les domaines des affaires.

Les gens qui peuvent faire bouger les choses plutôt que des idées:

Q:
Chez "DMM.make AKIBA", vous soutenez les start-ups de fabrication de matériel. Vous fournissez une solution complète qui inclut une large panoplie d'outils, y compris des imprimantes 3D, ainsi qu'un emplacement physique pour eux.

R:
Tout le monde a la liberté de fabriquer les objets qu’il désire. Avec des affaires en relation avec le contenu informatique et vidéo, il est possible de démarrer essentiellement sans même mettre un pied à l'extérieur d'une pièce. Mais la fabrication exige beaucoup plus. S'il peut y avoir une «plate-forme» pour les fabricants, nous pouvons faire en sorte que les investisseurs se rassemblent là-bas et leur fournir nos conseils pour le lancement et le développement de leurs projets ainsi que les canaux de vente possibles pour les produits hardware.
A DMM.make AKIBA, il y a des produits qui sont prêts pour le marché maintenant. Je ne sais pas encore s'ils trouveront une réelle demande sur le marché, mais je souhaite certainement les voir décoller avec succès à partir de notre plate-forme AKIBA. Je souhaite voir certaines entreprises faire des choses comme vous voyez dans des films comme «iRobot». Ce serait aussi énorme pour le Groupe DMM.com.

Q:
Il y a le système "Kame Choku" où vous embauchez des personnes avec des idées en vertu d’un contrat de sous-traitance, et ensuite leur fournissez des collaborateurs ainsi que des capitaux pour travailler sur leurs idées et vous rendre compte directement. Sur quels base ou critère, détermineriez-vous que la personne est quelqu'un dont vous pouvez dire: «je peux avoir confiance en investissant de l'argent en lui ou elle»?

R:
Ce n'est pas tellement l'idée elle-même, je regarde plutôt si c'est le type de personne qui peut réellement réaliser l'idée proposée. Cela dépend totalement de l'individu qui apporte l'idée. Est-ce un type de personne qui peut logiquement répondre à des questions telles que «et si un concurrent commence à travailler sur la même idée?» Est-ce un domaine où l'expérience antérieure de la personne devient un avantage? Vous avez besoin de preuves de faisabilité et de signes de succès. Par exemple, en ce moment DMM.com essaye de faire "DMM Aquarium". Je pense que c'est seulement possible parce que la personne en charge de ce projet est quelqu'un avec une solide expérience dans la gestion d'installations similaires dans des parcs à thème.

Q:
J'ai l'impression que votre méthode d'identification des choses est bien pragmatique.

R:
Oui, dans une certaine mesure. Et c'est parce que je prendrais des décisions pour allouer des budgets réels. Vous pouvez apporter votre propre expérience sur une idée qui a déjà été réalisée quelque part auparavant, vos compétences et vos relations personnelles. Même si vous ne pouvez pas être le seul à matérialiser la proposition, si vous pouvez identifier des personnes qualifiées ou ingénieurs qui peuvent le faire, et que vous pouvez être responsable de la mise en œuvre de l'ensemble du projet, je peux déterminer si l'entreprise proposée est faisable ou pas.
Si vous ne pouvez pas réussir à accomplir quelque chose de réel seul, vous devriez alors être quelqu'un qui peut au moins attirer quelques ingénieurs et créateurs pour le faire.

Q:
Pour un événement de présentation d’idées d’affaires comme celui d’aujourd'hui, s'il y a d'autres propositions intéressantes, seriez-vous intéressé?

R:
Si c’est faisable, nous pourrons envisager d’investir. Cependant, nous ne sommes pas intéressés par des personnes qui se soucient uniquement de l'aspect présentation de l'idée, ou par les celles qui aiment faire des présentations en général. Nous voulons des gens capables de concrétiser l'idée présentée. Tout ce que je suis capable de faire, c'est donner une autorisation «d’aller de l’avant» aux personnes qui souhaitent mettre en œuvre l'idée proposée et d'allouer des ressources réelles pour cela. Je ne force pas les gens à apporter des idées ou à les mettre en œuvre: les entreprises qui font de telles choses de nos jours sont appelées «sociétés noires».

Je souhaite laisser les jeunes faire ce qu'ils veulent.

Q:
Y a-t-il des idées sur lesquelles vous voulez travailler?

R:
Je passe juste en revue ce que les gens m'apportent comme idées. Je ne peux pas penser à des idées nouvelles et originales car que j’ai dépassé la cinquantaine (***rires***). Je veux dire, il pourrait y avoir des gens qui peuvent encore proposer de telles idées. Récemment, il y a eu des moments où je n’arrive pas à saisir la quintessence de certaines idées, mais je décide d’aller de l’avant si je pense être convaincu. Si quelqu'un vient me proposer une idée telle que: "Cette application va certainement fonctionner!" Pour cela, je peux juste dire... "Oui, je suppose que… Je vois!". Par exemple, si un ingénieur de mon entreprise vient me proposer un service comme LINE ou Facebook, y aurait-il des chefs d'entreprise qui peuvent s'engager à investir en toute confiance? À mon avis, je baserais ma décision sur l’âge de la personne qui apporte l’idée (conflit des générations, jeunesse contre vieillesse). Il vaut mieux laisser ces décisions à des personnes plus jeunes.

Q:
Même lorsque vous décidez de vous engager dans une idée, la faisabilité reste-t-elle votre facteur le plus important?

R:
Oui. Juste dire: "J’y ai pensé ..." n’est pas intéressant ni suffisant. Si vous ne pouvez pas être le responsable de la mise en œuvre de l'idée vous-même, alors recruter quelqu'un qui peut faire la planification budgétaire et l'élaboration d'une proposition d'entreprise. Pour être honnête, les idées seules n'ont pas de valeur.
Parfois, je prends connaissance des cas où les employés discutent d’une idée qui serait volée ou non... Pour être franc, il n'y a pas de valeur à voler des idées d’autrui. Par exemple, quand je vais à l'étranger, je croise des gens qui me disent: «Il serait lucratif de vendre des produits de ces pays-là au Japon.» À mon avis, dans la plupart des cas, ils n'examinent même pas les conditions d'importation, etc. Mais, après que quelqu'un d'autre ait réussi à vendre les produits en question au Japon, alors ils disent: «Voyez, je savais que ce serait un succès!» Pensez-vous que cela ait un sens?

Keishi Kameyama:Président du Conseil d'Administration du Groupe DMM.com. Originaire de la ville de Kaga de la préfecture de Ishikawa, il a emménagé à Tokyo dans le but de devenir comptable fiscaliste. Cependant, il a fini par faire son apprentissage sous la direction d'un marchand ambulant en joaillerie et a décidé d'entrer dans le monde des affaires et du management. Actuellement, le Groupe DMM.com élargit son champ d'activité de FX ou le change des devises étrangères en ligne, plate-forme d'apprentissage en ligne, jeux sociaux en ligne, production d'énergie solaire, imprimantes 3D, théâtre VR et affaires en Afrique, ainsi que le soutien aux autres start-ups. Kameyama ne dévoile pas son visage au public.

Q:
Ceux qui ont tenté d’introduire des produits au Japon et qui ont réussi, sont-ils ceux qui méritent un crédit réel?

R:
Oui. Moi aussi, je pensais que des services comme Uber (une application de dispatch des taxis) seraient très certainement pratiques. Mais, je n'avais aucune idée par où commencer. J'ai pu penser à un partenariat avec des compagnies de taxi ici au Japon, mais rien de plus. Après tout, ceux qui méritent d'être crédités sont ceux qui réussissent réellement à mettre en œuvre la stratégie. C'est la même chose avec la plupart d’affaires.
Je suis seulement un diplômé du secondaire... Je n’ai pas de quoi me vanter sauf pour le fait que j'ai peut-être agi, essayé des choses, été mobile et exploré des idées réalisables. De nos jours, il y a beaucoup de jeunes talents qui sortent des universités et qui rejoignent notre entreprise. Ce serait magnifique si ces jeunes pouvaient être aussi mobiles, poursuivant agressivement des idées valables.
Travailler et s'engager à mettre en œuvre une idée n'est pas quelque chose de terriblement effrayant: ce n'est pas comme si vous vous y engagez pour toute votre vie. Même si la poursuite de votre propre idée chez DMM.com entraîne des pertes financières, ce serait un fardeau pour l'entreprise. D'un autre côté, si votre entreprise a du succès, vous pourriez avoir la chance d'être la personne responsable de l'entreprise elle-même. De toute façon, vous pouvez essayer gratuitement avec DMM.com. Cela devrait être une évidence de faire un essai chez DMM.com.

Le contenu de cette page web est une traduction en français de la version anglaise, traduite elle-même de son article original couvert par un média japonais «Toyo Keizai Online». Cliquez ici si vous souhaitez également accéder au texte original en japonais: http://toyokeizai.net/articles/-/142045

DMM.Africa Brief

Since its inception in September 2015, DMM.Africa has been founded as the frontline of DMM.com's company-wide effort to go global. Given the inevitable future that is defined by abundance of opportunities and explosive population growth, Africa has been designated as the next frontier of DMM.com and other leading global businesses. To secure our best footing in this uncharted territory, we are proceeding at full speed to build our operational base and our new core businesses in Africa. Towards that, in 2016, we hosted one of the largest business competitions the continent had seen: DMM.Africa Presents ABIC---Africa Business Idea Cup. As symbolised by our hosting of ABIC, our commitment remains to continue exploring the best local ventures, talents, and partners across and beyond the industry segments we've known.